A fond A fond 26 août
Festival des îles sous la toile
Des nouvelles de l'équipe
La tournée sur les îles se passe a merveille, découverte d'une nouvelle tribu à Leugonie et retour à Pénélo et Wadrilla.
La joie de la population a notre arrivée fait vraiment chaud au coeur.
Des nouveautés cette année, le spectacle COCORICO de Patrice Thibaud , une bouffée d'air frais qui nous arrive de Paris. L'atelier initiation cirque avec Ben un nouveau venue dans la bande
Temps fort avec le spectacle “LES CHEMINS DE LA RUSE” de Pierre Gope qui a bien secoué les paroisses.
le chapiteau, dans une ambiance familliale est plein chaque soir de spectacle.
Les plages a proximité de nos implantations offrent une belle récréation à l'équipe qui est parti depuis le 19 juillet.
les soirées sont toujours animées par des parties de belote et chants au coin du feu. Apres 3 ans de tournée on commence a avoir des champions.
Retour du chapiteau le 2 septembre à Nouméa
4 ème festival des arts mélanésiens
Le 3 septembre/DEPART POUR KONE
Le 4 et 5 septembre/ Montage du chapiteau
Le 6 au 12 septembre/ Début de la résidence de fin de création du spectacle d'ouverture “POMEMI”
le 12 septembre à 18h “POMEMI” spectacle d’ouverture de festival à Koné
Mise en scène Anne-Sophie ARZUL
Chorégraphie Richard DIGOUE
Création musicale Austien Touyada
Chefs de chœurs Pasteur Honoré et Kesh Bearune
Texte Paul WAMO
Direction technique Kristen ARZUL
Régie générale Lo-Ammy VAIHAMATAPAKO
Responsable logistique Clément CONAN
Création de l’espace scénique Gregory OKOUE METOGO
Costume Martine BOULANGER
Décor DECORACTIF
Et toute l’équipe du chapitô
AVEC
Les association NIYAN, Duban Kaabee, Wakoko, Tyiaou et Jö Mê Jia
Avant propos
En réponse à la commande du Comité Organisateur du Festival des Arts Mélanésiens (COFAM), nous avons mise en œuvre la création de ce spectacle. Il révèlera en 5 tableaux une partie du potentiel créatif de la Nouvelle Calédonie d’aujourd’hui, tout en retraçant l’histoire de ce bout de Mélanésie du Lapita au nickel, du mythe fondateur kanak à notre époque contemporaine.
Un spectacle sorti de terre
Devant le Koniambo, à la lisière d’une forêt de bois noirs, nous allons créer le plus grand théâtre naturel du territoire. Un grand tertre de 600m2 servira d’espace scénique pour les 115 danseurs, comédiens, musiciens, chanteurs et techniciens qui, durant 1h, célèbreront l’ouverture de ce festival avec les 5000 spectateurs attendus.
Déroulé du spectacle
La naissance
Tableau 1
A la tombée de la nuit, la nature devient silhouette. Comme à l’aurore du monde, il n’y a rien. L’homme naît, il se nomme, là, Tea Kanaké. Avec lui, la première parole. Un peuple va naître.
Sur scène la technique s’efface. Les feux éclairent, la terre se modèle, une culture s’esquisse.
Nous voulons raconter sur ce tableau une interprétation impressionniste de la création.
La construction
Tableau 2
Les gestes du quotidien sont là. La terre est apprivoisée, on la frappe, on la cultive, on la danse, on la sculpte… La lumière éclaire petit à petit une culture ancrée dans la terre affirmant un peuple.
Sous la conque l’espace de la parole se construit.
« Je viens avec l’igname et la monnaie, avec la monnaie et les manous, avec le tabac et le balassor. Ils viennent avec les ignames avec la monnaie, ils repartent avec les ignames et la monnaie, l’alliance est scellée » Jean Marie Tjibaou – Mélanésia 2000
La rencontre
Tableau 3
D’autres hommes arrivent, de nouvelles paroles sont là, les croyances luttent, se confrontent. Qui fait tomber la pluie ?
La parole se déconstruit.
La rupture
Tableau 4
La terre nous échappe, tout va très vite. Le souffle s’accélère, la parole s’essouffle. Une virgule violente dans l’histoire. La scène perd sens, la parole est fragilisée… l’homme ne touche plus la terre. Il cherche son espace, se cherche.
La vie
Tableau 5
Ici et maintenant, hier et demain, le monde est immense et la parole est toujours là. Elle s’est nourrie de ce monde, elle le digère sans s’oublier, elle est moderne et ancestrale.
« Que résonne les conques sacrées afin que soient apaisés les esprits de nos ancêtres. Voici qu’à présent, nous arrachons le mât de la mort que nulle haine, nulle rancune, ne barre la route à notre avenir, que chacun arrache de son cœur l’arbre de la discorde, que soient clairs les chemins de notre avenir et fraternel le cercle que nous ouvrons à tous les peuples. » Jean Marie Tjibaou - Mélanésia 2000
Sur la scène forte d’elle même la Mélanésie se déroule au son des milles paroles et des 50 conques.





